Les publications dans des revues et ouvrages scientifiques

 



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Pomey M.-P., Clavel N., Normandin L. Del Grande C. Ghadiri D. P., Fernandez-McAuley I., Boivin A., Flora L., Janvier A., Karazivan P., Pelletier J.-F., Fernandez N., Paquette J. Dumez V. (2021) « Assessing and promoting partnership between patients and healthcare professionals : co-construction of the CADICEE tool for patients and their relatives » Health Expectations. DOI : 10.1111/hex.13253

-Barchewitz M., Charels M., Flora L., Gueroult-Accolas, L., Honoré S., Allenet .B, Hache G.(2021). »Connaissances et représentations sur le partenariat patient : enquête auprès des pharmaciens. » Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien : https://doi.org/10.1016/j.phclin.2021.03.009

-Flora L.. (2021). « D’un contexte de partenariat de soin avec le patient possible pour chaque patient, à la professionnalisation de patients au service de l’intérêt général ». Le partenariat de soin avec le patient : analyses. Université Côte d’azur, N°2, pp. 39-64.

-Dumez V., Flora L. (2021). « Pour une nouvelle vision du soin en adéquation avec son temps et son appropriation par la population et ses organisations ». Le partenariat de soin avec le patient : analyses, Université Côte d’azur, N°2, pp. 93-118.

Flora L., Darmon D., Benattar J.-M. (Dir.)(2021). La revue sur le partenariat de soin avec le patient : Analyses, N°2, le centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P), Université Côte d’Azur.

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-Benattar J.-M., Flora L. (2021). Philippe Barrier, autonormatividade e criatividade : a lição da deficiência, in (Coord. Mamzer, Cabral), (O) usar a literatura : um laboratório virtual para reflexão Sauda, pp. 30-32
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-Flora L. (2021) « Contribution à l’état de l’Art sur la co-production de savoirs de soin et de service avec les patients et les citoyens au 21ème siècle. » in « Les défis du décloisonnement : Innovations organisationnelles en santé, Londres : ISTE éditions, pp. 27-50.
 
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Flora L., Karazivan P., Dumais-Lévesque A., Berkesse A., Dumez V., Janvier A., Gagnon R., Payot A. (2020). « Impliquer des patients dans la révision du curriculum en médecine : une étude mixte sur l’intégration d’une perspective d’éthique clinique.« , Pédagogie médicale, Article publié sous les références :https://doi.org/10.1051/pmed/2020033

- Faure S., Halloy A., Karcher B., Flora L., Colazzo G., Barbaroux A., Balez E., Bonardi C. « Polyphonies sur les enjeux du partenariat patient au temps du COVID-19« , Revue de Neuropsychologie, Neurosciences Cognitives et Cliniques, V. 12, N° 2, Avril-mai-juin 2020, pp. 232-237.

Jackson M., Descôteaux A., Nicaise L., Flora L.., Berkesse A., Codsi M.-P., Karazivan P., Dumez V.,Deschênes M.-F., Charlin B. (2020). « Former en ligne au recrutement de patients partenaires : l’apport des formations par concordance« . Pédagogie Médicale, https://doi.org/10.1051/pmed/2020035

Pétré B., Louis G., Voz B., Berkesse A., Flora L. (2020). »Patient partenaire: de la pratique à la recherche. » Santé publique, Vol. 32, N° 4, Juillet-août, pp. 371-374

-Raynault A., Lebel P., Brault I., Vanier M.-C., Flora L.. (2020). « How interprofessional teams of students mobilized collaborative practice competencies and the patient partnership approach in a hybrid IPE course « . The Journal of Interprofessional Care. To link to this article https://doi.org/

-Flora L., Darmon D., Benattar J.-M. (2020). « Le Centre d’Innovation du partenariat avec les patients et le public : un moteur du développement de la culture du partenariat de soin avec le patient, avec les patients et le public en Europe ». La revue sur le partenariat de soin avec le patient : Analyses, N°1, pp. 138-163.

-Flora L., Darmon D., Benattar J.-M. (Dir.)(2020). La revue sur le partenariat de soin avec le patient : Analyses, N°1, le centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P), Université Côte d’Azur.

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- Flora L. « Données quantitatives sur les avis des écoutants de SOS Amitié ». L’écoute au coeur du métier de bénévole., (Dir.Dan Ferrand-Bechmann), Paris : Chroniques sociales, pp. 35-51

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-Flora L., Darmon D. Benattar J.-M. (Coord.).(2019), Contribution à l’état de l’art : Retour sur le 1er colloque International en France sur le partenariat de soin avec le patient à partir des communications et écoévaluations. Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P), Université côte d’azur.

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-Flora L. (2019). « Quand l’épreuve singulière de la vie avec la maladie devient processus de transformation d’un système de santé », in Chemins de la formation, Hors série, Vivre la maladie, entre épreuves, récits et histoire, pp.116-129.

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-Benattar J.-M., Flora L. (2019).  » Philippe Barrier, autonormativité et créativité : la leçon du handicap« , dans l’ouvrage (Dir. Cabral M., Mamzer M.-F.). Médecins, soignants osons la littérature : un laboratoire virtuel pour la réflexion éthique. éditions Sipayat.

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-Flora L. (2018). « D’une expérience de patient de soin initiatique à la participation aux mutations d’un système de santé », Repères en gériatrie, avril, Vol. 20, N° 164, pp. 93-96.

-Flora L. (2018). « De l’expérience de patient à la coconception du modèle de Montréal, promoteur du partenariat patient », Revue diabète & obésité, Vol. 13, N° 115, pp. 180-183.


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Boivin A., Flora L., Dumez V., L’Espérance A., Berkesse A., Gauvin F.-P. (2017). »Transformer la santé en partenariat avec les patients et le public: historique,
approche et impacts du “modèle de Montréa
l”. dans « La participation des patients« ,
Collection « Ethique biomédicale et normes juridiques », Paris: Editions Dalloz, pp. 11-24

-Ghadiri D. P. S., Flora L., Pomey M.-P. (2017). « Le virage patient partenaire de soins au Québec. Reconfiguration de l’exercice du pouvoir médical et lutte pour de nouvelles subjectivités. Dans « La participation des patients« , Collection « Ethique biomédicale et normes juridiques », Paris : Editions Dalloz, pp. 25-36.

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-Flora L. (2017). Le partenariat patient : un nouveau modèle relationnel », Perspectives et Solidarités Sociales, N° 250, pp.54-55

-Flora L. (2017). «Quand les patients concourent à la formation des professionnels de la santé  : l’exemple de l’Université de Montréal pourrait-il servir en France? », Santé éducation, Numéro spécial, Janvier-avril 2017, pp 21-23.


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Flora L. (2016) , »Le savoir des malades à travers un référentiel de compétences « patient » utilisé en éducation médicale« . La recherche en éducation, N°15, pp. 59-75.

-Vanier M.-C., Flora L., Lebel P. (2016), « Un professionnel de santé qui exerce une pratique collaborative en partenariat avec le patient », in (Dir. Pelaccia T.) Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé,  Bruxelles,  De Boeck, pp.74-104.

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Flora L., Karazivan P., Dumez V. Pomey M.-P., (2016). « La vision « patient partenaire » et ses implications : le modèle de Montréal. », La revue du praticien, avril 2016, Tome 66, N° 4, pp. 371-375.

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Flora L., Berkesse A., Payot A., Dumez V., Karazivan P. (2016). « L’application d’un modèle intégré de partenariat patient dans la formation des professionnels de la santé : vers un nouveau paradigme humaniste et éthique de co-construction des savoirs en santé« , Le Journal International de Bio-éthique,  mars/juin 2016, le volume 27, N° 1, pp. 59-72.

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-Karazivan P., Flora L., Dumais-Lévesque G., Berkesse A., Du Pont Thibodeau A., Dumez V., Janvier A., Cousineau J., Gagnon R. et Payot A. (2016). « Impliquer des patients dans la révision du curriculum en médecine : une étude mixte sur l’intégration d’une perspective d’éthique clinique », Medical Education. N° 50, pp.37–38.


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 Flora L, Lebel P., Dumez V., Bell C., Lamoureux J., Saint-Laurent D. »Lexpérimentation du Programme Partenaires de soins en psychiatrie : le modèle de Montréal. », Santé mentale au Québec, printemps 2015, Vol. XL, N°1, pp.101-118.

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Pomey M.-P., Flora L, Ghadiri Djahanchah S., Karazivan P., « Engagement des patients : approches théoriques et expériences pratiques. » Revue du CREMIS, printemps 2015, Vol. 8, N°1, pp.10-18. (L’ensemble de la revue est accessible en ligne sur ce lien, article compris).

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Flora L. (2015), Un référentiel de compétences de patient : pourquoi faire ? Du savoir expérientiel des malades à un référentiel de compétences intégré : l’exemple du modèle de Montréal, Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.

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- Flora L. (2015). « Des patients réflexifs au potentiel de transformations des systèmes de santé. » in Scheffer P. (Coord.), Les métiers de la santé face aux industries pharmaceutique, agroalimentaire et chimique : quelles formations critiques ?, Paris, L’Harmattan, pp.55-65.

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- Pomey M.-P., Flora L., Karazivan P., Dumez V., Lebel P., Vanier M.-C., Débarge B., Clavel N., Jouet E. (2015),  «  Le « Montreal model » : enjeux du partenariat relationnel entre patients et professionnels de santé », Santé publique, HS, 2015/S1, pp.41-50.

-   Karazivan P., Dumez V., Flora L., Pomey M.-P., Del Grande C., Guadiri S., Fernandez N., Jouet E., Las Vergnas O., Lebel P. (2015), « The Patient as Partner in Care : Conceptual Grounds for a Necessary Transition », Academic Medicine, April 2015 – Volume 90 – N° 4 – pp.437–441.

- Flora L. (2015), « Le patient formateur : nouveau métier de la santé ? Comment les savoirs expérientiels de l’ensemble des acteurs de santé peuvent relever les défis de nos systèmes de santé, Presses Académiques Francophones, Sarrebrück, Allemagne.

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-Flora L. (2014), « Le patient formateur, un nouveau métier pour accompagner un nouveau paradigme au sein du système de santé », dans, (Coord. : Jouet E., Las Vergnas O., Noel-Hureaux E.), Nouvelles interventions réflexives dans la recherche en santé : du savoir expérientiel des malades aux interventions des professionnels de santé, Paris, Archives contemporaines, pp. 21-41.

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-  Flora L., Jouet E., Las Vergnas O. (2014), « Contribution à la cartographie des publications établissant le fait social de la reconnaissance des savoirs des malades », dans, (Coord. : Jouet E., Las Vergnas O., Noel-Hureaux E.), Nouvelles interventions réflexives dans la recherche en santé : du savoir expérientiel des malades aux interventions des professionnels de santé, Paris, Archives contemporaines, pp. 235-236.

- Karazivan P., Flora L., Dumez V. (2014),  » Savoirs expérientiel et sciences de la santé : des champs à défricher », Revue du CREMIS, printemps 2014, Vol 7. N°1, pp. 29-33


- Flora L. (2013), « Savoirs expérientiels des malades, pratiques collaboratives avec les professionnels de santé : état des lieux », Education permanente, N°15, pp.59-72. L’ensemble du numéro avec cet article est accessible en ligne en cliquant ici

 

- Flora L. (2013), « Méthodologie de recherche dans le cadre d’une thèse sur le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé.« , Recherche qualitative, hors série N°15, Université de Laval, Québec, parution en juin 2013, revue en ligne.


- Jouet E. , Las Vergnas O., Flora L. (2012), « Priznavanje izkustvenega znanja bolnikov in bolnic – pregled stanja », Socialno delo, Vol. 51, pp. 87-99. Université de Lubjana. (Titre original en français « Reconnaissances des savoirs expérientiels des patients – Etat de l’art » téléchargeable sur le site Internet d’Olivier Las Vergnas).


-Flora L. Ferrand-Bechmann D. (2011), « Les patients experts au sein des associations de malades et groupes d’entraide : des acteurs incontournables du système de santé », Actes du 4ème congrès de l’association française de sociologie : création et innovation, Grenoble : Université Pierre Mendes France (UPMF). p. 248

-Ferrand-Bechmann D. (2011), « La place des associations, des bénévoles et des patients experts dans le système de santé », Actes du 4ème congrès de l’association française de sociologie : création et innovation, Grenoble : Université Pierre Mendes France (UPMF). p. 247

-Flora L. (2011), « Acteur, auteur de sa santé jusqu’au dernier souffle « , Revue Générale de Droit Médical, N° 38, mars 2011, Bordeaux. p. 239-253.


-Flora L. (2010), « De la métamorphose des approches de la santé, à l’émergence de l’usager expert », Les actes de l’AREF 2010, Genêve, Suisse.

-Flora L. (2010), « De la métamorphose des approches de la santé, à l’émergence de l’usager expert, au patient formateur », Les actes de l’AREF 2010, Genêve, Suisse.

-Flora L. (2010), « Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : un concept effectif », Revue Générale de Droit Médical, N° 34, mars 2010, Bordeaux, pp.115-135

-Jouet E., Flora L. (coord.) (2009-2010), Usagers-Experts : la part du savoir des malades dans le système de santé, N°58/59, Pratiques de formation : Analyses, Université Paris 8.

-Jouet E., Flora L. & Las Vergnas 0. (2010). «Construction et Reconnaissance des savoirs expérientiels ». Note de synthèse du N°, Pratique de formation : Analyses, N°58/59, Saint Denis, Université Paris 8. (Téléchargeable sur le site « Hyper articles en lignes : Archives ouvertes« ).


-Flora L. (2009), « Le patient formateur auprès des étudiants en médecine », Acte du colloque, 7ème congrès Européen de psychologie communautaire, Octobre 2009, Paris.(coord.) Saïas T. in Académia.edu , Université du Québec à Montréal [UQAM], pp.256-259.

 
 
 

 

L’enseignement pourrait-il changer dans les Facultés de médecine en France?

Cet article, est inspiré par l‘article du professeur Jacques Bringer publié dans Le Figaro le mardi 18 octobre 2016. Ce qu’il écrit dans cet article est à mettre en perspective de mes travaux menés sur le sujet (2007 (1), 2008 (2), 2010  (3)  (4), 2012 (5), 2014 (6), 2015 (7), 2016 (8) (9)) , y compris dans le domaine académique français, comme au Canada, et dont certains dispositifs ont trouvé échos à l’international. Il est également à mettre en parallèle de l’année de rencontres organisées sur la métropole dans l’objectif de sensibiliser les milieux de soins français, tant au niveau de l’enseignement que des milieux de soins et des organisations amenées à soutenir la démocratie en santé, et tente une analyse au vu des retours directs, indirects, et surtout des initiatives initiées depuis septembre 2015.

Dix jours avant le lancement d’un nouveau dispositif pédagogique à destination du Canada et de l’international de la part de la Direction Collaboration et Partenariat Patient (DCPP) de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, dont je suis un des concepteurs, cet article d’un membre de l’Académie de Médecine pose la problématique sur laquelle je travaille depuis une quinzaine d’années avec un plus grand retentissement à ce jour à l’étranger qu’en France.

 

Un peu d’histoire ?

 

Alors que le nouveau paradigme porté depuis 2010 à partir de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal s’est largement inspiré de chercheurs français dont j’étais membre (a), le doyen français de la Faculté de médecine de l’Université Pierre et Marie Curie et le vice doyen d’alors, avaient rencontré séparément les trois coauteurs d’une note de synthèse sur la construction et la reconnaissance des savoirs expérientiels des patients (Jouet, Flora, Las Vergnas, 2010) (10), et d’autre part Vincent Dumez, ce Québécois né en France avant de devenir Canadien d’une part, initialement directeur du bureau facultaire de l’expertise patient partenaire et aujourd’hui codirecteur patient de la Direction Collaboration et Partenariat Patient (DCPP).

De ces rendez-vous est née l’initiation d’un dispositif pédagogique avec des patients, sans faire appel à notre expertise, mais à partir de l’expertise des médecins qui savent ou pensent savoir quand faire intervenir les patients qu’il s’agit de mobiliser dans un dispositif conçu en amont.

Lors du lancement de ce dispositif, il se trouve que de l’autre côté de l’Atlantique, avec notre participation, avaient été initiés les premiers enseignements avec des patients formateurs. Ils formalisaient la seconde étape d’une mise en œuvre dont le point de départ avait été l’initiation d’ateliers suite à l’accès de patients dans les différentes commissions pédagogiques de la Faculté de médecine conclu par la remise d’un rapport au doyen. Elle comprenait une analyse du cursus de médecine dans son ensemble, duquel à été décidé, à l’initiative du bureau facultaire de l’expertise patient partenaire composé de patients, d’initier différents types d’enseignement dès les trois premières années dans le cadre d’enseignement co-construit dès les contenus et jusqu’à l’animation des sessions en complémentarité des savoirs des cliniciens et des patients. Trois premières années au cours desquelles a également été mis en place un mentorat patient (Flora, 2016, pp. 81-86) avec les étudiants en sciences de la santé.

 

 

Etat des lieux en 2016

 

Cinq ans après, le cursus de médecine est constitué de cours obligatoires sur la relation de soin avec des patients formateurs de manière longitudinale et de cours de collaboration interprofessionnelle avec le patient dispensés lors des trois premières années de formation de 14 professions de santé et du psycho-social à Montréal. Du point de vue organisationnel, un patient est vice président de l’organisation qui gère les contenus et l’organisation de cours qui forme environ 2500 étudiants par an avec plus de 300 patients formateurs disponibles dont une patiente (b) fait partie du comité de recrutement des étudiants en médecine.

En France, la Faculté de médecine Pierre et Marie Curie dispense elle quelques heures de cours aux étudiants de troisième et quatrième années, dans une configuration qui, selon les commentaires de certains patients impliqués, posent question. La Faculté de médecine de l’Université de Paris 13 vient de terminer un semestre d’expérimentation d’immersion de patients formateurs auprès des étudiants en spécialité de médecine générale, donc à la fin du cycle de formation.

Une expérimentation d’ailleurs largement inspirée de la mise en œuvre québécoise qui pose nécessairement la question du choix de ne pas mobiliser de patients chercheurs français impliqués dans la transformation au Québec. Des chercheurs détenteurs d’une expertise, sollicitée à l’étranger (6), dont les résultats co-construits à partir de la Faculté de l’Université de Montréal ont donné lieu à des recommandations (Macy’s, 2014) (13), et disponibles. Si nous mettons cette interrogation en lien avec le travail produit par une jeune médecin au travers d’une thèse soutenue qui expose une étude de faisabilité qui s’oriente en force de proposition d’implantation du modèle de Montréal dans le cursus de médecine en France (Charoy-Brejon, 2016) (11), il serait pertinent de se poser des questions ?

Évidemment, il apparaît que l’épistémologie et la méthodologie décidées sont de natures différentes avec bien sûr des résultats tout aussi différents. D’un côté de l’Atlantique, une pratique paternaliste en France dans l’Université alors même que 2016 a vu un rapport (Houillet, 2016) (12) commandé par le Ministère de l’Éducation, de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur salué par les ministres et secrétaires d’état sur la pertinence de la recherche participative, une modalité empruntée à l’Université de Montréal pour construire un nouveau modèle relationnel adapté à son époque, de l’autre côté de l’Atlantique.

D’autres Facultés se sont cependant lancées dans des expérimentations en France, comme par exemple les Facultés de médecine de Lyon sur la base de celles initiées à la Faculté de médecine de Paris 13, en médecine générale, d’ailleurs largement inspirées de la mise en œuvre québécoise, mais la question qui se pose réside dans l’interrogation à ne pas mobiliser des patients chercheurs impliqués, détenteurs d’une expertise sollicitée à l’étranger (6), dont les résultats coconstruits ont donné lieu à des recommandations (Macy’s, 2014) (13) et disponibles ? Mais là encore se pose en plus la question du travail en silo, par unité séparée à l’heure de l’internationalisation de la recherche, y compris dans les domaines tant pédagogiques et qu’andragogiques.

Tentatives d’explications ?

Pendant ce temps, concernant le nouveau développement du modèle de Montréal cité en introduction, quelques questions tournent en continu dans ma tête.

Comment se fait-il que des tandems de cliniciens/patients et de gestionnaires canadiens, belges, suisses et italiens se présenteront au lancement de cette nouvelle école internationale, et qu’excepté un médecin français que j’accompagne, aucun tandem français ne se formera à ce « modèle de Montréal » pourtant commenté en France ?

Comment se fait-il qu’après un an d’implication personnelle dans la sensibilisation de ce qui fonctionne ailleurs à partir d’hypothèses nées en grande partie en France, une action comprise entre rencontres institutionnelles organisées, rencontres informelles et autres rendez-vous à tous les niveaux du système de santé, du Ministère, au nouvel Institut Pour la Démocratie en Santé, à nombre de Facultés de médecine, de directions de Centres Hospitalo-universitaires, de fédérations hospitalières, aucune action ne se soit réalisée en lien avec ce modèle explicitement ?

Nous pourrions mettre en avant les contraintes économiques qui empêchent d’investir dans ce type de défis, bien sûr les Italiens et les Belges, eux, ne sont pas soumis à contrainte…

Nous pourrions encore tenter d’expliquer que la France avec sa grande Loi sur l’éducation thérapeutique du patient adoptée en 2009 dans le cadre de la loi Hôpitaux, Patient, Santé Territoire (HPST) et sa Loi du début de ce siècle sur le droit des malades et la qualité du système de santé entérinant le principe de démocratie sanitaire (dite Loi Kouchner) de 2002 a un réel savoir-faire. Comment expliquer alors les commentaires des représentants de malades dans l‘Abécédaire du Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS) qui critiquent en point d’étape le déploiement sur le territoire de ces tentatives de collaboration entre patients, usagers et les autres acteurs du système de santé ?

Comment expliquer que, plus globalement que dans l’enseignement, au niveau du système de santé, sept ans après avoir participé au lancement de la première Université des patients en France (c) avec une professeure en sciences de l’éducation et une professeure Universitaire – Praticienne Hospitalière (PU-PH) de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) -,  lors d’une rencontre cette dernière évoque mon expérience au  Canada m’expliquant qu’il n’y a toujours pas de co-construction mise en œuvre dans son service ? L’éducation thérapeutique avait pourtant, même dessinée comme elle l’est aujourd’hui en France, été l’objet de recommandations d’au moins une société savante pour être enseignée dès la formation initiale (SFSP, 2008) (14).

La décision a été prise de plutôt proposer au médecin, au delà de l’homéopathie, de se former dans le cadre de la formation permanente et continue, ce qu’il fait statistiquement assez rarement.

Serait-ce dû au manque de persuasion ou de charisme de la démarche de sensibilisation ou de l’auteur de celle-ci ?

Quelques autres pistes peuvent apparaître une assise intellectuelle fondée autour des croyances. En effet, que ce soit au travers d’étudiants de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) lorsqu’ils réalisent un rapport de quelques semaines concluant, sans aucune expérience de terrain, que ce qui se fait à Montréal n’est pas transposable en France (Besson, Cros, Dillat et al, 2013) (15), lorsque des chercheurs reprennent ce rapport en conférence renforçant cette idée, sans qu’aucune expérience à partir des méthodologies et vision développées au Canada n’ait été réellement réalisée pour confirmer ou infirmer ces dires et écrits,  ou que des décideurs expliquent que, les Facultés de médecine nord-américaines étant privées, elles disposent de fonds sans commune mesure avec les moyens des Facultés de médecine françaises, sans manifestement avoir connaissance du financement académique québécois, il est à chaque fois question d’opinion, une opinion érigée en expertise trop souvent, et encore je fais l’impasse de nombre d’arguments entendus depuis la soutenance de la thèse dans laquelle était présent un vice doyen de Faculté de médecine qui a l’époque était très intéressé par les possibilités offertes sans qu’une initiative ne soit tentée. Ensuite viennent les commentaires de certains décisionnaires invitant le conférencier que je suis pour présenter ce modèle de Montréal, concluant en fin de session, après que j’ai répondu à l’ensemble des questions posées par l’auditoire, que ce modèle est très intéressant et devait simplement  inspirer l’auditoire car il n’était pas transposable, toujours sur la même base d’opinion.

Conclusion

 

La co-construction est au centre du modèle de Montréal. Une co-construction qui toutefois se construit selon certaines bases dont la première est de co-concevoir en premier lieu l’agenda, le moment d’initier ces dispositifs et de co-construire les séquences. Toute une dynamique qui implique une collaboration basée sur une symétrie fondée sur une réelle reconnaissance de la complémentarité des savoirs. Cela nécessite dans les faits de situer les savoirs hiérarchiquement en amont des enjeux de pouvoirs (Flora, 2015, pp.591-593) (16).

Entre autres blocages de nature hiérarchique, le système de croyance prégnant en place, tel que présenté dans les faits relatés, me rappelle une attitude déjà constatée il y a des années. C’était durant la première décennie de ce siècle, lorsque, membre d’un groupe éthique dans un grand établissement de santé parisien, j’avais exprimé ma stupéfaction de la narration par certains médecins de CHU, donc des professeurs hospitaliers maitres de stage, des approximations relatées pour décrire une certaine situation dans leurs services concernant la participation des associations et le comportement de patients et de leur proches. Enfin, comment se justifie le processus qui après la production de nombre de rapports publiés, les pratiques se prolongent et se construisent sans aucune prise en compte de ces productions en France ? Je laisse chaque lecteur libre de la réflexion que stimulerait ce billet. L’avenir nous dira si le projet d’UniverCité du soin que nous portons avec le docteur Jean-Michel Benattar dans le sud de la France arrivera à bouger les lignes, comme il a modestement depuis un an réussi à le faire en permettant à un espace d’éducation citoyenne de s’intégrer dans le cursus de médecine générale.

 

Notes

 

(a). Les autres parties prenantes françaises étaient : Emmanuelle Jouet, Martin Winckler (qui vient de publier Les Brutes en Blouses Blanches), Alexandre Berkesse qui est depuis devenu citoyen canadien, puis dans un second temps de Christian Paire, alors directeur du CHU, qui influa le prolongement de l’action dans le Centre Hospitalo-Universitaire francophone de Montréal.

(b). Un ancienne chirurgienne qui ne peut aujourd’hui plus pratiquer et qui intègre complétement la perspective patient.

(c). Il en existe trois en France en 2016, à Paris, Marseille et Grenoble.

 

Références bibliographiques

 

 (1). Flora L. (2007). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine, Maitrise, en droit de la santé, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8

(2). Flora L. (2008).  Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : De l’approche historique, la contextualisation à l’intervention socio-éducative, Master recherche de Sciences de l’éducation, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8

 (3). Flora L. (2010),  » Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : un concept effectif », Revue Générale de Droit Médical, N° 34, mars 2010, éditions Les études hospitalières, pp.115-135.

 (4). Jouet E., Flora L. (coord.) (2009-2010), Usagers-Experts : la part du savoir des malades dans le système de santé, N°58/59, Pratiques de formation : Analyses, Université Paris 8.

(5). Flora L. (2012) « Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé », Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet.

(6). Vanier M.-C., Flora L. Dumez V. (2014), « Dal Paziente “esperto” al “paziente Formatore : l’esempio dell’Università di Montreal », in (Dir. M.-S. Padula, G. Aggazzotti), Manuale per il docente di medicina generale : comme insegnare la medicina generale nelle cure primarie, Facoltà di Medicina e Chirurgia di Modena, Italia, pp. 149-168.

(7). Flora L. (2015), Un référentiel de compétences de patient : pour quoi faire ? Du savoir expérientiel des malades à un référentiel de compétences intégré : l’exemple du modèle de Montréal, Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.

(8).  Flora L., Berkesse A., Payot A., Dumez V., Karazivan P. (2016), « L’application d’un modèle intégré de partenariat patient dans la formation des professionnels de la santé : vers un nouveau paradigme humaniste et éthique de co-construction des savoirs en santé », Le Journal International de Bioéthique et d’éthique des sciences, volume 27, N° 1, pp. 59-72.

(9). Vanier M.-C.,Flora L., Lebel P. (2016), « Un professionnel de santé qui exerce une pratique collaborative en partenariat avec le patient », in (Dir. Pelacia T.) Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé, Bruxelles, De Boeck, pp. 74-104.

(10). Jouet E., Flora L.,  Las Vergnas 0. (2010). « Construction et Reconnaissance des savoirs expérientiels des patients ». Note de synthèse du N°, Pratique de formation : Analyses, N°58/59, Saint Denis, Université Paris 8, pp. 13-94.

(11). Charoy-Brejon C. (2016). Le patient formateur dans un enseignement de l’approche centrée patient à la faculté de médecine de l’UPEC, projet exploratoire. Thèse de médecine, spécialité de médecine générale, Faculté de médecine de Créteil, Université Paris est, Créteil.

(12). Houillet (Dir). (2016). Les sciences participatives en France : état des lieux et méthodes, rapport commandé par le Ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche.

(13). Fulmer, T & Gaines, M. (2014). Partnering with Patients, Families, and Communities to Link Interprofessional Practice and Education. Proceedings of a conference sponsored by the Josiah Macy Jr. Foundation in April 2014 ; New York : Josiah Macy Jr. Foundation.

(14). SFSP (2008). Analyse du rapport « Pour une politique nationale d’éducation thérapeutique du patient ». Société Française de Santé Publique.

(15). Besson A., Cros R., Dillat J.-P., Lucas I, Marlot E. Perreaut N., Rivat V.,  Slimi F., Tramoni E. (2013). Le patient expert dans les établissements de santé, mémoire de module interprofessionnel de santé publique, Ecole des Hautes Etudes en santé publique.

(16) Flora L. (2015), Le patient formateur : nouveau métier de la santé ? Comment les savoirs expérientiels de l’ensemble des acteurs de santé peuvent relever les défis de nos systèmes de santé, Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.

Des patients au cœur de l’enseignement des professions de santé, c’est ce qui est décrit dans l’ouvrage « Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé »

 

Depuis 2011, l’université de Montréal a intégré des patients et proches au cœur même des enseignements interprofessionnels à destination des étudiants des sciences de la santé dès leur première année de formation et de manière longitudinale. Aujourd’hui des centaines de patients formateurs sont disponibles, preuve de l’intérêt des patients à ce type d’innovation et de l’intérêt démontré tant auprès des enseignants cliniciens que des étudiants. Ce vendredi 16 septembre parait un ouvrage collectif sous la direction de Thierry Pelaccia dans lequel est expliqué en détail cet enseignement (Vanier, Flora, Lebel, 2016) [1]. C’est ce dont traite ce billet.

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Alors qu’un chapitre sur le sujet avait déjà été publié en 2014 dans le manuel d’enseignement de la médecine de famille de la faculté de médecine et de chirurgie de l’université de Modène en Italien (Vanier, Flora, Dumez, 2014) [2], une version largement plus complète est maintenant disponible en langue française.

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Alors que se tiendront plusieurs tables rondes cette fin de semaine à l’Opéra Bastille dans le cadre du monde Festival avec des patients, dont une sur les patients dans l’enseignement de la médecine à partir de l’expérience menée à Bobigny, à la faculté de médecine de l’université Paris 13-Sorbonne, une expérience largement inspirée des avancées réalisées par l’équipe de Montréal [et trop souvent oublié dans les publications et autres types de communication?], un chapitre très détaillé sur le sujet est accessible.

Cette partie de l’ouvrage, qui n’est d’ailleurs pas le seul à présenter les innovations dans la formation des professions de santé actuellement en cours à ou à partir de l’université de Montréal, , je pense particulièrement à l’un de mes anciens collègues [a], Bernard Charlin (2000) [3], et ses tests et dispositifs d’apprentissage sur le raisonnement clinique (TCS et TCJ) [b], a été écrite conjointement à six mains pourrait-on dire par une pharmacienne, Marie Claude Vanier, leader des enseignements interprofessionnels en tant que présidente du comité interdisciplinaire opérationnel à l’époque de l’initiation de ce type de cours et de la rédaction de ce chapitre ; Paule Lebel, médecin très expérimentée en pédagogie médicale, très impliquée en tant que codirectrice de la direction collaboration et partenariat patient , et Luigi Flora, patient enseignant chercheur français, votre serviteur, menant des travaux de recherche sur le sujet depuis une dizaine d’années (2007 [4] , 2008 [5], 2010 [6], 2012 [7], 2015 [8]), et rédacteur de cet article.

Ce chapitre décrit ce qu’est la pratique collaborative, quels sont ces apports pratiques ? Comment s’articulent les enseignements ? Quelle est la place innovante des patients dans les enseignements et apprentissages proposés ? Il y est expliqué en quoi leur présence est pertinente et quelle est leur posture en situation, en quoi cette pratique rendue dans les soins est une avancée ? Pourquoi la promouvoir ? Comment former les professionnels de santé aux pratiques collaboratives en partenariat avec les patients ? Quelles sont les conditions de l’efficacité de ce type d’enseignement et les obstacles à leur déploiement.

Actuellement, plus de  2 500 étudiants en sciences de la santé participent à ces enseignements tous les ans. Les cours ont été co-conçus avec les patients, les proches et les professionnels de santé, essence même d’une pratique collaborative réussie et faisant effet de modèle de rôle. C’est également, en prolongement et dans la continuité, le choix qui a été fait concernant le positionnement pédagogique également en cours dans l’enseignement des pratiques collaboratives avec les patients.

Une explication riche de sens, un avis éclairé mais évidemment, étant partie prenante, non objectif.  Je profite cependant de cet article pour remercier mes collaboratrices de l’ouvrage, tant pour les échanges qu’ont amenés la rédaction de ce qui est aujourd’hui accessible au plus grand monde francophone, que pour les années de collaboration qui ont permis à cette aventure pionnière de devenir perenne car elles y sont pour beaucoup. Tout comme je remercie Vincent Dumez, le codirecteur de la direction collaboration et partenariat patient avec Paule Lebel, le représentant patient de cette codirection, qui a grandement influé dans ma participation à ce que j’estime être une réelle avancée dans et pour les soins.

Notes de bas de page

[a] Je pourrais également citer Antoine Payot, le directeur du bureau de l’éthique clinique de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, et Yvette Lajeunesse également membre de l’équipe du bureau auquel je participais lorsque j’étais présent à la Faculté de médecine.

[b] TCS : Le Test de Concordance de Script – TCJ : Le Test de Concordance de Jugement

Références bibliographiques

[1] Vanier M.-C., Flora L., Lebel P., (2016). « Un professionnel de santé qui exerce une pratique collaborative en partenariat avec le patient », in (Dir. Pelaccia T.) Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé, Bruxelles, De Boeck, pp.74-104.

[2] Vanier M.-C., Flora L. Dumez V. (2014), « Dal Paziente “esperto” al “paziente Formatore : l’esempio dell’Università di Montreal », in (Dir. M.-S. Padula, G. Aggazzotti), Manuale per il docente di medicina generale : comme insegnare la medicina generale nelle cure primarie, Facoltà di Medicina e Chirurgia di Modena, Italia, pp. 149-168.

[3] Charlin, B., Roy L., Brailovsky C. et al. (2000). The script concordance test, a tool to assess the reflective clinician. Teaching and Learning in Medicine, 12, pp. 189-195.

[4]  Flora L. (2007). Le patient formateur auprès des étudiants en médecine  », Maitrise, en droit de la santé, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8

[5]  Flora L. (2008).  Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : De l’approche historique, la contextualisation à l’intervention socioéducative », Sciences de l’éducation, Université Vincennes Saint Denis – Paris 8.

[6] Flora L. (2010), « Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : un concept effectif », Revue Générale de Droit Médical, N° 34, mars 2010, éditions Les études hospitalières, pp.115-135

[7] Flora L. (2012).  Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé. Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet.

[8] Flora L. (2015), Un référentiel de compétences de patient : pour quoi faire ? Du savoir expérientiel des malades à un référentiel de compétences intégré : l’exemple du modèle de Montréal, Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne. – Flora L. (2015), Le patient formateur : nouveau métier de la santé ? Comment les savoirs expérientiels de l’ensemble des acteurs de santé peuvent relever les défis de nos systèmes de santé, Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne

Une vision d’ensemble au service de nos systèmes de santé

Trouver et expérimenter l’alchimie qui mette au service de l’intérêt général les apports des diverses mutations en cours dans nos systèmes de santé, c’est l’expérimentation que je souhaiterais mettre en musique tel un chef d’orchestre, mais à partir de quelle(s) réalité (s) ?

J’ai expérimenté en tant que patient vivant avec plusieurs maladies chroniques le système de santé jusqu’à en connaître ces contours et surtout l’écart qui s’est peu à peu installé entre l’offre et la réalité épidémiologique de ces dernières années.

Fort d’un regard critique constructif, une vision s’est peu à peu dégagée concernant les ajustements qui seraient nécessaires aux systèmes de santé occidentaux. J’ai eu l’occasion de tester différentes hypothèses en France comme à l’étranger concernant cette vision d’ensemble, globale. Je l’ai patiemment construite au fil de mon expérience du système de santé en tant patient, représentant des usagers, proche, formateur et praticien chercheur. Toutes les hypothèses expérimentées se sont jusqu’ici vérifiées comme pertinentes, dès lors, fort de la richesse de l’expérience, il est, de mon point de vue; temps d’organiser une mise en œuvre systémique de cette vision dans son ensemble.

Celle-ci s’organise dans une dynamique systémique allant de la formation des professionnels de santé et du psychosocial, aux milieux de soins et des affaires sociales jusque la recherche tel qu’expérimenté presque simultanément au Québec depuis 2011 (Flora, 2012 (1); Pomey et al, 2015 (2)) . Elle comprend cependant également une prise en compte de l’univers digital qui s’organise aujourd’hui à une vitesse exponentielle. Les jeunes en formation actuellement qui ont grandi avec ces nouvelles technologies alimentent la structuration de leurs pensées avec cet univers. De plus le digital,  l’univers numérique devrait d’ailleurs, dans un équilibre subtil avec les dispositifs présentiels des dispositifs d’éducation populaire, permettre une participation des populations aux politiques qui les concernent au travers d’une méthodologie qui pourrait se muer au delà du champs de la santé en nouvelle piste de mobilisation d’une démocratie participative.

Après avoir testé des formations auprès de l’ensemble des acteurs dans le champ de la santé, patients compris au travers de la recherche action EMILIA financée par l’union Européenne au cours de la première décénie de ce siècle, puis lors du lancement de l’université des patients dans le cadre des cursus en éducation thérapeutique à la faculté de médecine de l’université Pierre et Marie Curie – Sorbonne Universités (UPMC) et enfin des entités innovantes de la faculté de médecine de l’université de Montréal au travers du bureau facultaire de l’expertise patient partenaire à partir de 2010 et depuis 2013 de la direction collaboration et partenariat patient (DCPP) à l’ère du digital, un moment où le monde numérique prend une place considérable dans le champ de la santé, il est temps d’intégrer le paradigme de la participation des patients aux systèmes de santé qui les concernent au premier chef à celui de l’accompagnement numérique, une autre révolution de notre temps.

Or il se trouve qu’un certain nombre d’idées concernant ce dernier environnement et cette proposition ont déjà été testées par une start-up avec un certain succès international. Pensé pour la France, et devant les résistances Françaises relatives, c’est surtout, comme l’ensemble de mes travaux directs ou associés, à l’étranger que les développements ont vu le jours. D’autres idées pour articuler le digital et les savoirs expérientiels sont restées en réserve car à mon sens toutes ces idées comprises dans une vision globale devraient être initiés simultanément.

L’enjeu est bien évidemment de taille car si le digital n’est pas appréhendé dans un environnement global, les possibilités que celui ci prenne une place uniquement à partir et pour des critères financiers seront (sont) d’autant plus importantes.

Si nous en arrivons à cette situation, c’est en sondant les stocks volumineux de nos données personnelles (data mining) que les intérêts particuliers, commerciaux, à moyen terme se vendront et s’échangeront sur le dos des patients dans l’univers du Big data. Tout comme le sont trop souvent aujourd’hui les stratégies thérapeutiques médicamenteuses dont nous avons avec des collègues décryptées un certain nombre d’enjeux dans le cadre d’un ouvrage cette année (Scheffer, 2015(3)). Dès lors l’humain en tant que tel, le sujet si important dans le domaine spécifique de la santé et déjà bien instrumentalisé après avoir été objectivé au 20ème siècle depuis l’avènement de la médecine comme bio-pouvoir (Foucault (1976, p.186)(4)), se résumera dans ce nouveau continent en devenir à une variable d’ajustement.

Il se trouve malheureusement que dans ce qui devint le « modèle de Montréal » (Macy’s, 2014 (5); Karazivan et al, 2015 (6)), lors de l’intensification de ma collaboration, si ce volet a été introduit, le contexte du milieu de soins dans lequel le pilote devait être introduit n’a pas permis de mener l’expérimentation qui aurait tenter de démontrer la complémentarité envisagée. Et comme dans un même temps, l’université des patients de l’UPMC  n’a pas pour d’autres raisons contextuelles fédéré de recherche vis à vis de cette dimension virtuelle pour étudier le modèle initié par la start-up pour évaluer la place du digital comme je l’avais suggéré, le chemin reste à défricher.

Dès lors,il faut bien constater que l’utilisation du digital est aujourd’hui, du côté Québecois comme de ce côté de l’atlantique avec l’université des patients des plus classiques. Elle est conduite principalement dans une optique de lisibilité et de modalités d’interactions de première génération.

Or dans la vision telle que je l’envisage, il s’agît d’aller bien plus loin. Il est question de tisser de nouveaux maillages des systèmes de santé qui permettent une réorganisation de l’ensemble, dans une dynamique englobant ce qui a déjà été expérimenté dans les modèles cités, c’est à dire en mobilisant les savoirs des patients et proches, les utilisateurs du système de santé tant au niveaux locaux que nationaux, voire internationaux dans un réel construire ensemble comprenant tous les acteurs impliqués qui le souhaitent.

C’est à ce travail que je vais m’atteler au cours des prochains mois.

Références bibliographiques

(1) Flora L. (2012), le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, thèse de doctorat en sciences sociales (Sciences de l’éducation), Université Vincennes-Saint-Denis, Paris 8 campus Condorcet (Publié sous le titre « Le patient formateur : nouveau métier de la santé ? Comment les savoirs expérientiels de l’ensemble des acteurs de santé peuvent relever les défis de nos systèmes de santé  aux Presses Académiques Francophones, Sarrebruck, Allemagne.).

(2) Pomey M.-P., Flora L., Karazivan P., Dumez V., Lebel P., Vanier M.-C., Débarge B., Clavel N., Jouet E. (2015), « Le « Montreal model » : enjeux du partenariat relationnel entre patients et professionnels de santé », Santé publique, HS, 2015/S1, pp.41-50.

(3) Scheffer P. (Coord.) (2015). Les métiers de la santé face aux industries pharmaceutique, agroalimentaire et chimique : quelle formation critique?, Paris, L’Harmattan.

(4) Foucault, M. (1976). La volonté de savoir. Paris : Gallimard.

(5) Fulmer, T & Gaines, M. (2014). Partnering with Patients, Families, and Communities to Link Interprofessional Practice and Education. Proceedings of a conference sponsored by the Josiah Macy Jr. Foundation in April 2014 ; New York : Josiah Macy Jr. Foundation.

(6) Karazivan P., Dumez V., Flora L., Pomey M.-P., Del Grande C., Guadiri S., Fernandez N., Jouet E., Las Vergnas O., Lebel P. (2015), « The Patient as Partner in Care : Conceptual Grounds for a Necessary Transition », Academic medicine, Journal of the Association American Medical College, April 2015 – Volume 90 – Issue 4 – pp.437–441.

Un prix Français de l’innovation pour le « Montreal model »

Le début du printemps voit bourgeonner les manifestations, prix et articles sur les pratiques initiées en 2010 à l’université de Montréal (Flora, 2012 (1), 2015(2)) grâce à la participation permise à des patients d’initier réflexions et pratiques innovantes au cœur même des formations initiales et de formation continue des professionnels de santé et du psychosocial. Après des recommandations issues l’an dernier à la même époque d’ateliers de travail aux USA, c’est en France que les travaux sont pour le second printemps présentés. C’est au cœur de la France, dans le Limousin qu’un tandem patient/professionnelle de santé de la direction collaboration et partenariat patient (DCPP) a présenté les travaux actuels impliquant la participation des patients dans l’enseignement, les milieux de soins, exposés la vision et les concepts sur lesquels s’appuie cette action. C’est ce travail qui a été récompensé lors des premiers trophées du CIMA (Le congrès international des acteurs de l’accompagnement) le 9 avril au soir lors du gala de remise des prix.

Le même jour se tenait à Nice un autre congrès dans lequel le directeur associé de la DCPP, André Néron discutait avec des interlocuteurs Français, à partir du « Montreal model« , sur les défis de nos systèmes de santé.

Le lendemain, vendredi 10 avril, c’était dans un colloque sur la recherche clinique à Angers que le même André Néron associé à l’auteur de ce blog et à Hélène Lefèbvre, vice doyenne de la faculté de sciences infirmières de l’université de Montréal, présentaient l’approche. Il était dans ce cas éclairé plus particulièrement comment les patients au Québec et au Canada participent à la recherche suivant la méthodologie de la DCPP.

Une présentation qui seras rééditée le 21 avril 2015 à la faculté de médecine d’Aix-Marseille par les mêmes communicants lors de la « journée scientifique sur la recherche infirmière et paramédicale : Enjeux et perspectives« .

Cet ensemble de communications qui s’accompagne d’un article dans une revue de santé publique (Pomey, Flora, Karazivan et al, 2015(3)) et un autre en cours de publication dans la revue du praticien (Flora, Karazivan et al, 2015(4)).

Souhaitons que ces bourgeons de différentes natures, mais tous issus de la même essence, sèmeront des terres fertiles (d’où sont issus certaines des idées maitresse de ce modèle) pour que, à l’image en Europe de l’Italie (Vanier, Flora, Dumez, 2014 (5)), de la Belgique et de la Suisse, la participation à l’amélioration des soins, services de soins et système de santé qui les concernent au premier chef, car il est conçu pour les servir, puisse s’organiser selon un modèle faisant actuellement ses preuves.

Luigi Flora

Références bibliographiques

(1) Flora L. (2012), Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, campus Condorcet.

(2) Flora L. (2015), Le patient formateur : nouveau métier de la santé ? Comment les savoirs expérientiels de l’ensemble des acteurs de santé peuvent relever les défis de nos systèmes de santé, Presses Académiques Francophones, Sarrebrück, Allemagne.

(3) Pomey M.-P., Flora L., Karazivan P., Dumez V., Lebel P., Vanier M.-C., Débarge B., Clavel N., Jouet E. (2015), « Le « Montreal model » : enjeux du partenariat relationnel entre patients et professionnels de santé», Santé publique, HS, 2015/S1, pp.41-50.

(4) Flora L., Karazivan P., Dumez V. Pomey M.-P. (2015), »La vision « patient partenaire » et ses implications : le modèle de Montréal. », Le praticien, à paraitre.

(5) Vanier M.-C., Flora L. Dumez V. (2014), « Dal Paziente “esperto” al “paziente Formatore : l’esempio dell’Università di Montreal », in (Dir. M.-S. Padula, G. Aggazzotti), Manuale per il docente di medicina generale : comme insegnare la medicina generale nelle cure primarie, Facoltà di Medicina e Chirurgia di Modena, Italia, pp. 149-168.

Recherche (s) sur le patient formateur

Cette recherche est menée depuis 2006. Elle l’a été dans le cadre d’un master en droit de la santé (Flora, L., 2007, 2009, 2010 a) , puis d’un master recherche en sciences de l’éducation (2010 b) avant de se prolonger dans le cadre d’une thèse en sciences humaines et sociales. Cette dernière a été financée en  dernière année (2012, 2013 a) par le SIDACTION.
Elle a eu entre autre comme terrains privilégiés l’université des patients qui a débuté à l’université Pierre et Marie Curie en octobre 2010 sous la direction de Catherine Tourette-Turgis, et une collaboration Internationale avec le Bureau Facultaire de l’expertise patient partenaire de la Faculté de médecine de l’université de Montréal au Canada (2013 b).
De  2013 à 2015, elle s’est prolongée dans le cadre de recherches, recherches action et de la conception et l’élaboration d’ingénierie de formation auprès de la direction collaboration et partenariat patient (DCPP) du centre de pédagogie appliquée aux sciences de la santé (CPASS) de la faculté de médecine de l’université de Montréal (Vanier et al, 2014; Flora et al, 2016; Karazivan et al, 2016).
En 2016, outre la recherche sur les patients mentors auprès des étudiants en médecine et en sciences de la santé menée avec l’Université de Montréal, s’accompagne en France d’un projet IDEX en Rhône Alpes sur ce sujet pour lequel je suis régulièrement sollicité PACTEM, et un projet en discussion avec la Faculté de médecine de Sophia Antipolis.
2017 a été l’occasion de coconcevoir une maitrise de recherche (Master Européen) sur la science du partenariat accessible entièrement en ligne pour diffuser les connaissances acquises depuis 2010 sur tout le Canada, à partir du mandat depuis 2016 autour de la chaire sur le partenariat avec les patients et le public (CEPPP) Nicaise, Jackson, Flora, Karazivan, 2018). Un formation en ligne qui permet un enseignement à l’international (Jackson, Nicaise, Flora et al, 2018). La première promotion de cette maitrise entièrement en ligne est en cours, dans un première temps réservée sur le Québec avant de s’ouvrir plus largement, dans un premier temps, aux public francophone, puis à l’international par la suite. Elle donnera également lieu à une recherche en pédagogie en ligne en plus d’être un enseignement à la recherche.
Le dernier semestre 2018 a donné lieu à une recherche exploratoire sur les processus d’évaluations de patients régulièrement suivi médicalement et de malades chroniques (Flora, 2018), composant d’une travail d’introduction en 2019 au comité sur l’intégration des patients partenaires dans l’évaluation des compétences des étudiants en médecine et sciences de la santé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal (Karazivan, Flora et al, 2018), dont le travail s’organise pour initier une recherche sur les évaluation médicale et en sciences de la santé en partenariat avec le(s) patient(s), tant les évaluations formatives que sommatives. En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) soutient pour sa part le lancement d’une chaire de recherche sur le partenariat de soin avec les patients qui serait portée par deux Facultés de l’Université côte d’azur (Faculté de Médecine; Faculté d’anthropologie et de psychologie cognitive) dans le prolongement d’une des recommandations de la HAS, concernant l’engagement des usagers reposant sur une démarche scientifique tendant à repérer les principes et modalités les mieux à même de garantir le succès de cette approche. Une approche comprenant la mobilisation de patients formateurs.
 
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Publications
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Flora L. (2017). « Quand les patients concourent à la formation des professionnels de la santé : l’exemple de l’Université de Montréal pourrait-il servir en France ? », Santé éducation, Numéro spécial, Janvier-avril, pp 21-23.
Vanier M.-C.,Flora L., Lebel P. (2016), « Un professionnel de santé qui exerce une pratique collaborative en partenariat avec le patient », in (Dir. Pelaccia T.) Comment [mieux] former et évaluer les étudiants en médecine et en sciences de la santé, Bruxelles, De Boeck, pp. 74-104.
Flora L., Berkesse A., Payot A., Dumez V., Karazivan P. (2016), « L’application d’un modèle intégré de partenariat patient dans la formation des professionnels de la santé : vers un nouveau paradigme humaniste et éthique de co-construction des savoirs en santé« , in Innovation pédagogiques en éthique de la santé, Le Journal International de Bio-éthique et d’éthique des sciences, volume 27, N° 1, chapitre 3, pp. 59-72.
Karazivan P., Flora L., Dumais-Lévesque G., Berkesse A., Du Pont Thibodeau A., Dumez V., Janvier A., Cousineau J., Gagnon R. et Payot A. (2016). « Impliquer des patients dans la révision du curriculum en médecine : une étude mixte sur l’intégration d’une perspective d’éthique clinique », Medical Education. N° 50, pp.37–38.
Vanier M.-C., Flora L. Dumez V. (2014), « Dal Paziente “esperto” al “paziente Formatore : l’esempio dell’Università di Montreal », in (Dir. M.-S. Padula, G. Aggazzotti), Manuale per il docente di medicina generale : comme insegnare la medicina generale nelle cure primarie, Facoltà di Medicina e Chirurgia di Modena, Italia, pp. 149-168.
Flora L. (2014), « Le patient formateur, un nouveau métier pour accompagner un nouveau paradigme au sein du système de santé », dans, (Coord. : Jouet E., Las Vergnas O., Noel-Hureaux E.), Nouvelles interventions réflexives dans la recherche en santé : du savoir expérientiel des malades aux interventions des professionnels de santé, Paris, Archives contemporaines, pp.21-41.
Flora L. (2013 a), « Des patients en formation avec des professionnels de santé en faculté de médecine : un nouveau paradigme à l’aube de la loi HPST ? », Le bulletin juridique du praticien hospitalier, N° 154, janvier 2013, DOSSIER pp.1-4.
Flora L. (2013 b), « Savoirs expérientiels des malades, pratiques collaboratives avec les professionnels de santé : état des lieux », Education permanente, N°15, pp.59-72.
Flora L. (2012) ,  Le patient formateur : élaboration théorique et pratique d’un nouveau métier de la santé, Thèse de doctorat de sciences sociales, spécialité « Sciences de l’éducation », Université Vincennes Saint Denis – Paris 8, Campus Condorcet.
Flora L. (2010 a), « Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : Un concept effectif « , Revue Générale de Droit Médical, N° 34, mars 2010, Bordeaux.P.115-135.

Flora L. (2010 b), « De la métamorphose des approches de la santé, à l’émergence de l’usager expert, au patient formateur », Les actes de l’AREF 2010, Genêve, Suisse.

Flora L. (2009), « Le patient formateur auprès des étudiants en médecine », Acte du colloque, 7ème congrès Européen de psychologie communautaire, Octobre 2009, Paris.(coord.) Saïas T. , pp.256-259.

Flora L. (2008) , Le patient formateur auprès des étudiants en médecine : de l’approche historique, la contextualisation à l’intervention socio-éducative » , Université Vincennes Saint Denis – Paris 8.
Flora L. (2007), Le patient formateur auprès des étudiants en médecine, , Université Vincennes Saint Denis – Paris 8.
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Communications
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Karazivan P., Flora L., Descoteaux A., Berkesse A. Dumez V., »Patients partenaires et éducation des sciences de la santé : créer une activité pédagogique, l’implanter et l’évaluer« , Les ateliers d’automne de la Société Internationale Francophone d’Education Médicale (SIFEM), Le qwartz Faculté de médecine de Brest, France, les 12, 13 & 14 septembre 2018.
Jackson M., Nicaise L., Flora L., Karazivan P., Berkesse A. « Evaluation and assessment in a course on patient partnership : presentation of an online 360o framework« . ITC 2018, 11ème conférence de la commission internationale des essais. Montréal, Québec, Canada, du 2 au 5 juillet 2018. Le 5 juillet 2018.
Nicaise L., Jackson M., Flora L., Karazivan P. « Patient partenaire : comment utiliser le numérique pour changer la culture dans le milieu de la santé. « , 6ème sommet du numérique en éducation, Montréal, les 3 & 4 mai 2018. Le 3 mai 2018.